Les métiers de Second Life

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On ne le répétera jamais assez, Second Life est un monde créé par ses résidents. Un outil de construction est implémenté dans la plateforme, un language de programmation et la possibilité d’importer divers formats de fichiers viennent renforcer les possibilités de création. Par ailleurs, Second Life possède une économie et une monnaie échangeable, qui permet d’envisager un revenu tiré de sa créativité.

Mais il ne faut pas se faire d’illusions, il s’agit d’un travail à plein temps, un choix de vie et un risque. Il est d’usage d’être rémunéré dans la monnaie locale, le Linden dollar, convertible en vraie devise. Compte tenu du cours (250 L$ = 1 $US), il convient d’établir un lien entre le temps passé et le gain. D’autant que les exploiteurs en tout genre ne manquent pas et cela peut vite tourner à l’esclavage. Il est parfois préférable de consacrer un petit budget en carte bleue pour s’acheter ce que l’on veut et consacrer le temps gagné à une meilleure rémunération dans le monde réel. A bon entendeur.

Il est donc difficile de parler de métier dans Second Life mais plutôt de spécialisation ou de passion. On n’attend de personne de choisir parmi les spécialités que je vais tenter de lister, comme s’il s’agissait d’adhérer à une guild. On ne demande d’ailleurs à personne de travailler. Les choses se passent généralement plus naturellement. Certaines personnes trouvent aussi dans Second Life une extension de leur vrai métier, comme un professeur qui donnerait quelques heures de son temps à enseigner dans Second Life ou un psychologue, un sujet d’étude.

Ces réserves étant faites, voici une liste non exhaustive des métiers de Second Life.

  • Builder :  Les builders sont légions dans Second Life, mais certains peuvent être considérés comme quasiment professionnels. Qu’lls travaillent sur des architectures, des meubles, de la décoration ou même de la végétation, les builders sont ceux qui créent le contenu à mesure des besoins. Certains ont des styles très pointus. Avec l’arrivée des sculpties, ce qui étaient une chasse gardée des builders de l’intérieur s’ouvrent à des personnes qui maîtrisent des outils de modélisation plus sophistiqués et importent leur travail dans Second Life.
  • Scripter : Les bons scripteurs sont très recherchés car ils maîtrisent le code et la courbe d’apprentissage est longue, ils sont les magiciens de Second Life qui donnent vie aux objets.
  • Texture maker : Les “faiseurs” de textures sont aux builders, ce que sont les coloristes ou les encreurs aux dessinateurs. Ils donnent un aspect “fini” à l’environnement. En plus, le décompte des prims, qui sont limités par serveur a développé l’usage des textures pour alléger les structures.
  • Designer : Les designers, sont assimilés en général aux personnes qui désignent des habits et tout ce qui touche à l’avatar et à son apparence. Il y a les poids lourds de la création et leur superstore et les petites mains dont les fashionistas adorent s’échanger les adresses. Leur outils de prédilection, Photoshop ou GIMP (gratuit). Mais les vêtements (et les avatars non humains, robots, animaux, etc) comportent des éléments en prims ou des sculpties, les chaussures par exemple.
  • Animation & pose maker : Ce sont les marionnettistes de Second Life, ils créent les animations qui rendent les mouvements de l’avatar, plus naturel et réaliste (danse, démarche, etc). Les poses et les animations peuvent être réalisé sur des logiciels comme Poser. Les plus équipés utilisent la motion capture.
  • Terraformer : J’ai rencontré récemment un terraformer, ce sont ceux qui scultent la terre, font naître des îles ou des chaînes de montagne et travaillent les textures de sol. Je ne savais pas que c’était une spécialité mais son travail m’a convaincu du contraire.
  • Sim owner : Les sim owners possèdent un simulateur, ce n’est pas un métier en soit, car vous pouvez posséder un sim juste pour vous y baigner ou exposer des toiles. Mais comme vous en avez les droits d’administration et vous en supporter les coûts de maintenance, vous envisagez a priori de trouver les personnes qui vont faire de votre simulateur un succès ou un point de passage. Le sim owner a donc souvent en tête un objectif de qualité ou de rentabilité.
  • Land Baron : Les land barons sont de gros propriétaires terriens dans Second Life. Ils n’ont pas une très bonne réputation dans Second Life, ils sont considérés comme les financiers de la plateforme. Ils achêtent des sims, les aménagent, les parcellisent, les louent. Bref, c’est de l’immobilier. Mais ce n’est pas un procès à charge, les land barons font partie du paysage économique de Second Life et la plus célèbre d’entre eux, Anshe Chung a fait une publicité immense de la plateforme en son temps. Cela demande de gros investissements financiers de départ et l’équilibre est fragile, on ne peut pas s’improviser land baron, sans avoir une connaissance précise du marché des lands et finalement le goût du risque. De plus, la concurrence est impitoyable et les land barons, ne se font pas de cadeaux, c’est la loi du genre.
  • Community manager : Le community manager est un métier en vogue, comme son nom l’indique, il est responsable de créer les conditions du développement d’une communauté. Second Life étant constituée d’une foule de communautés juxtaposées, la plupart des communautés se sont créée autour de leaders naturels, des piliers du chat ou des designers qui ont créé des univers typées dans lesquels des personnes ont décidé de s’inscrire. Il faut donc un certain talent pour trouver la recette qui voit une communauté jaillir ex nihilo.
  • Mentor : Les mentors ont un statut officiel dans Second Life, même s’il ne sont des Lindens, ils aident, enseignent et règlent les conflits. Ils sont bénévoles.
  • Event planner/organizer : Les évènements sont le sel de Second Life. Tout doit être parfait et démarrer à l’heure. Et avec des avatars dont on ne sait pas s’ils seront connecté Concerts, vernissages, mariages, etc. Tous les métiers n’impliquent pas une maîtrise technique, c’est heureux. Comme dans la vraie vie, l’event organizer sait jouer de son carnet d’adresse.
  • Manager / agent / contractor : Les impresario, les découvreurs de talent.
  • Musicien / chanteur / DJ : Performer et passionnés de musique, les musiciens apprentis et confirmés trouvent un public dans Second Life grâce aux possibilités de broadcasting et les lives sont très nombreux. Les DJ jouissent comme dans la vraie vie des faveurs des nightclubbers.
  • Host : Présenter un défilé, modérer un conférence, animer un émission de radio sur SL. Humour, bonne élocution (ou bonne frappe au clavier) et forte personnalité de rigueur.
  • Mall, residential owner : Le propriétaire d’un ensemble de boutique ou d’un quartier résidentiel tire ses revenus de la location. Il aménage les lieux et son objectif est en terme de trafic, mais aussi, veiller  ce que ses boutiques ou résidences soient louées au maximum et il doit en déterminer le prix. Certains mall sont spécialisés et réunissent la crème des créateurs dans une spécialité ou un style. Idem pour les loueurs de résidence, qui essayent d’emmener les habitants dans un univers immersif intéressant, une architecture et un thème particulier. Les loueurs doivent aussi édicter des règles sur la zone et les faire respecter.
  • Galerist / collectionneur : Le galeriste ou le collectionneur déniche et expose les artistes.
  • Photographer / machinimist : Le photographe et le machinimiste ne sont pas que des artistes, ils peuvent assurer la couverture d’événements ou shooter une nouvelle collection de vêtements. Le machinima (cinéma tourné dans un environnement graphique de jeux vidéo) est un art balbutiant mais qui commencent à se développer.
  • Club / Casino owner : Les discothèques sont nombreuses dans Second Life et les propriétaires ne chôment pour trouver les DJ ou les danseuses qui vont bien. Les casinos sont interdits dans Second Life depuis quelques années mais à l’image des machines truquées dans les bars, des petits malins ont trouvés des moyens de contournés la loi. C’est donc encore un métier d’avenir.
  • Dancer / model : Souvent le premier métier de l’avatar bimbo. Les pourboires peuvent être intéressant et permettent de s’acheter une bonne fringues qui fera peut-être augmenter le pourboire suivant et ainsi de suite. Les mannequins sont à la recherche de la beauté ultime et la reconnaissance et la jalousie de leur pair. Défilé, mannequin boutique. Jouer à la poupée, ce n’est pas désagréable. Certaines sont très professionnelles et forment avec un photographe, une équipe au service de l’art.
  • Escort : L’escort vend ses charmes, vous savez… le plus vieux métier du monde.
  • Greeter / agent de sécurité : L’accueil des avatars et les diriger lors d’un évènement ou dans une boutique. L’agent de sécurité attend le faux pas de l’avatar et faire usage de ses armes. Si c’est pour la bonne cause…
  • Camper : Le camper est un “farmer” pour ceux qui connaissent le concept dans les jeux vidéos. Il est prêt à attendre des heures qu’une machine lui rétribut une somme extrêmement modique en échange de sa présence qui augmente les stats de traffic pour le propriétaire des lieux. Ces derniers poussent le cynisme à animer les campeurs en laveur de carreaux ou artistes de rue. Mais des petits malins, armés de plusieurs dizaines de comptes squattent les camp zones à la recherche d’une rentabilité. Mais les propriétaires ont trouvés la parade, ils utilisent desormais les bots. C’est la crise.
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