Origines de la vie : et si on oubliait la chimie au profit de l’information



Alors que je m’apprête à publier un article sur l’état des lieux de la théorie qui stipule que notre univers et nous-mêmes serions une simulation, je suis tombé sur les travaux récents de deux scientifiques de l’université d’Arizona qui proposent une nouvelle approche pour expliquer les origines de la vie.

Je ne fais pas le lien entre les deux, ce serait tout à fait inapproprié, mais ce changement de paradigme est intéressant : les scientifiques en question estiment que la seule recherche de combinaisons d’éléments chimiques n’est pas satisfaisante pour expliquer comment la vie a pu organiser son émergence depuis ses origines, probablement spatiales, avant même d’être terriennes.

Ils comparent l’approche chimique au « Hardware » informatique, c’est à dire les ordinateurs en dur et proposent de s’intéresser à la partie « Software », c’est à dire à la partie logicielle.

Comment les éléments chimiques se sont-ils programmés de manière logicielle, en quelque sorte.

Les deux auteurs disent dans le papier paru dans Interface, le journal de la Royal Society,  que la différence notoire entre la non-vie et la vie, c’est la manière dont la vie distribue l’information dans son système.

Selon l’un des auteurs : « Cette approche va révéler comment l’organisation logique des réplicateurs biologiques diffère fondamentalement de la réplication triviale associée à des cristaux (non-vie) » et il pense même pouvoir en tirer des conclusions sur comment nous sommes passés de l’état monocellulaire à l’état multicellulaire.

Est-ce à dire que plus nous partageons l’information efficacement, plus nous sommes vivants ? Je retourne méditer cela sur ma pierre.

Sources : sciencedaily.com

Université d’Arizona

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